Graffiti

Longtemps considéré comme un acte de vandalisme, le graffiti joue désormais dans la cour des grands. Respecté, il est une forme artistique parmi d’autres. Figure de proue du street-art. Instinctif et récréatif, ce mouvement est né dans la rue au moment des premières bombes fabriquées après-guerre Outre-Atlantique. Et des premières revendications. La fin des années 60 marque une étape essentielle. Guerre du Vietnam, montée du féminisme, manifestation de la population afro-américaine, Mai 68… Des évènements accompagnés de supports solidaires tels que le signe de paix peint sur une multitude de murs. Avec New-York pour capitale. Peintes, tracées ou gravées, ces dessins et inscriptions représentent la voix de la masse. Une façon de dire non. De transgresser les règles. De contester. Comme si l’illégalité était une soif de créativité. Un art visuel subversif et coloré qui se retrouve aujourd’hui sur des toiles. Des crews et autres squads passés en quelques années de la rue aux musées. Au rang d’icônes, à l’instar de Cornbread, Basquiat ou Banksy. Une évolution remarquable liée à un esthétisme en constante expérimentation. La peinture aérosol, le pochoir et la gravure sont autant de techniques qui ont permis de populariser un état d’esprit. Crédible et sincère. Intemporel et éphémère.